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Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Archives de la catégorie “Lieux de Soule”

L’église de Montory

L’église Notre Dame de Montory domine le village qui l’entoure par sa hauteur et sa masse imposante. Elle est devenue une église fortifiée à la fin du Moyen Age, mais son origine est plus ancienne. Au cours de sa longue histoire, et jusqu’à une époque récente, elle a subi de nombreuses transformations.

Voir la présentation du monument par Robert Espelette.

Des personnes habitant Tardets nous ont confié un ensemble de documents d’un grand intérêt qui avaient appartenu à un jurat de la communauté de Montory au XVIIIe siècle. Nous y avons trouvé un contrat pour la restauration du décor intérieur de l’église daté de 1765.

Voir le texte du contrat de 1765 et la présentation par Robert Espelette.

Tardets dans l’association « Bastide 64 »

réunion bastide 27 mai 2016Vendredi 27 mai à, devant une quarantaine de personnes réunies à la salle Etxahun, Arnaud Villeneuve maire de Tardets a annoncé l’adhésion prochaine de sa commune à l’association « bastide 64 ». La réunion s’est poursuivie par une évocation du contexte historique de la création des villes neuves et bastides aux XIIIe et XIVe siècles, puis une présentation des arguments en faveur de l’adhésion. C’est toute une équipe qui s’est mobilisée pour monter un dossier de candidature convaincant. Et notre association est fière d’y avoir participé.

L’adhésion à « Bastide 64 » est non seulement un heureux aboutissement de cet important travail de recherche. Il constitue une reconnaissance de la valeur du patrimoine historique et architectural de Tardets, de la capacité de son équipe municipale et des habitants à défendre des projets collectifs. Monsieur le Maire nous a expliqué quels avantages la commune pouvait en retirer pour sa notoriété touristique, pour le dynamisme des commerces et des services.

On a pas fini d’entendre parler de Tardets, puisque c’est cette commune qui organise cette année la pastorale.

A lire pour aller plus loin : le contexte historique : villeneuves et bastides aux XIIIe et XIV par Robert Elissondo ;

les arguments de Tardets pour une adhésion à « Bastides 64 »

Mauléon est-elle un bastide : les éléments du débat présentés par Joël Larroque

 

Aussurucq, son château et la famille de Ruthie

Aussurucq vue généraleCette année, pendant les journées du Patrimoine, notre association était présente à Aussurucq. L’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir ce village. A la fin du XIVe siècle, quand a été rédigé le Censier gothique, c’était un des plus peuplés de Soule. Et beaucoup de ces maisons étaient sous la dépendance de la maison noble de Ruthie ou Urruti. Aujourd’hui encore le village semble serré autour de cette grande demeure aux allures de forteresse. C’est une disposition rare au Pays basque nord.  Les seigneurs de Ruthie avaient acquis fortune et puissance en servant fidèlement les rois de France tout long des XVe et XVIe siècle. C’est cette histoire qu’a racontée Joël Larroque, en nous faisant parcourir les abords de l’édifice et ses différentes pièces.

Lire l’article de Joël Larroque : Le Château de Ruthie à Aussurucq et ses seigneurs.

Voici le commentaire de Joan Peiroton sur l’origine du nom Ruthie.

Le décor sculpté de l’église de Ste-Engrâce

Eglise de Ste-EngrâceLa Soule fait exception dans le Pays basque nord pour la richesse de son patrimoine roman. En effet on compte dans les limites historiques de la province une douzaine d’églises en partie ou totalement romanes. Celle de Sainte-Engrâce est remarquable à plusieurs titres. Le visiteur est d’abord frappé par la majesté du site, l’étonnante harmonie entre les formes robustes de l’édifice, et les montagnes, les canyons, les longs versants boisés qui l’entourent et lui servent d’écrin. Ste Engrâce est remarquable également pour son histoire qui s’étend sur plus de mille ans. Mille ans de vie paisible marqués par le rythme des saisons et les déplacements des troupeaux. Mille ans aussi de prospérités et de décadences, de procès, de violences et d’invasions diverses. Sainte Engrâce c’est enfin son église avec un magnifique décor sculpté.

Voir l’article de Robert Elissondo

L’église de Larrau à travers les siècles

Vendredi 16 septembre à Larrau, devant un public peu nombreux, mais particulièrement intéressé, Valérie Steunou étudiante à l’université de Pau a présenté les résultats de son travail de Master sur le village et l’église St Jean Baptiste. Elle commence actuellement une thèse sur l’art gothique tardif dans les Pyrénées occidentales. Robert Elissondo a apporté quelques informations sur les chemins de Saint Jacques et leur réalité historique.
Voir le compte rendu de la conférence par Robert Elissondo

Charritte-de-Bas, une histoire de Chocolat

La fabrication du chocolat est une activité ancienne en Pays basque. Elle n’a pas été pratiquée seulement à Bayonne et sur la côte. Dans la première moitié du XXe siècle une petite chocolaterie s’est développée à de Charritte-de-Bas,  non loin de la centrale hydroélectrique sur le gave de Mauléon dont elle tirait son énergie. Les chocolats de Navarre puis les chocolats Orona ont réjoui bien des palais.
Voir l’article de Michèle Etchegoyen.

Joyaux romans de Haute Soule

La Haute Soule a conservé huit églises romanes. Elles sont distantes parfois de quelques centaines de mètres les unes des autres. Une telle densité est plutôt rare. Elle correspond à la structure de l’habitat : dans les fonds de vallée un semis de villages très rapprochés et parfois minuscules. Cette disposition se retrouve en Navarre et dans plusieurs vallées des Pyrénées : vallée d’Aure, ou en val d’Aran. Les petites chapelles romanes sont là bas aussi nombreuses.

La chapelle romane d’Alçabéhéty

En Haute Soule, à côté d’églises relativement grandes telles Sainte-Engrâce ou Haux, il existe des monuments plus modestes qui frappent le visiteur par l’unité de leur style, leur sobriété, leur intégration dans le paysage. Certains ont traversé les siècles presque intacts, d’autres ont été plus ou moins remaniés. Ils sont le témoignage du dynamisme de notre vallée au XIIe siècle et de son ouverture aux échanges humains et culturels. Une douzaine de membres de notre association ont visité ces petits villages avec leurs églises, le 3 juillet dernier. Ils croyaient les connaître, ils sont allés de surprises en découvertes. Voir l’article de Robert Espelette. Photos Allande Dascon

Robert Elissondo

Souvenirs de l’école de Sibas

J’ai appris à lire et à écrire dans la petite
école située à mi-chemin entre Alos et Sibas. Les Alostars
montaient la côte, les Sibastars la descendaient pour se retrouver,
garçons et filles, grands et petits, dans la même salle de classe.

Les souvenirs ne vieillissent pas.
L’odeur du tablier tout neuf, celle de la salle de classe, bois et
poussière, l’encre et l’eau de Javel. Les bruits proches ou
lointains qui nous arrivaient au printemps par la fenêtre ouverte,
et dans la classe la mélopée de la table de multiplication récitée
en choeur et le crissement de la craie sur le tableau.

Il y avait dans la cour un grand
tilleul aux branches accueillantes. Au printemps, c’était le lieu
de nos ébats. A la récréation nous grimpions sur l’arbre. Chacun
y retrouvait son coin. Nous y avions établi nos maisons, nos
propriétés. A califourchon sur les branches, nous y retrouvions nos
rêves.

Quant à moi j’ai gardé dans ma
mémoire des images. C’est mon moyen de communication ; elles
peuvent parler sans parole.

Maddy Cornu

Maddy Cornu a participé à notre dernière exposition « autrefois l’école » en réalisant une quinzaine de dessins et de gouaches. Elle y représente ses souvenirs d’enfance à l’école communale de Sibas.

Ne nous trompons pas de Mauléon

Il existe quatre Mauléon en France. Quand on trouve ce nom dans un document ancien il faut prendre garde à ne pas se tromper de ville. Il ne s’agit pas nécessairement de Mauléon en Soule. Cet article de Joël Larroque explique l’origine des différents « Mauléon » et revient sur une erreur historiographique.
Voir l’article de Joël Larroque

Chemins et hôpitaux au Moyen-Age

Les Pyrénées ont toujours été une zone d’échanges. Après l’an Mil le flux des voyageurs et des marchandises augmente. Certes on est loin des milliers de camions et de voitures qui passent tous les jours en ce début de XXIe siècle sur la côte basque. Mais les caravanes d’ânes et de mulets, les chevaliers, les moines, les migrants venus parfois de loin traversaient les Pyrénées attirés par les richesses de l’Espagne, l’espoir de postes prestigieux ou d’une vie meilleure.

La vallée de Soule était-elle concernée par ces déplacements ?. Un certain nombre d’indices permettent de le penser. Les églises romanes sont nombreuses en Haute Soule. Des bâtisseurs venus de l’extérieur sont venus y travailler. Il y avait aussi des hôpitaux : l’Hôpital de Miséricorde (Hôpital-Saint-Blaise) et l’hôpital d’Ordiarp. Il en existait peut être d’autres près de Mauléon à Berraute et à
Larrau. En 1122, le roi d’Aragon Alphonse le Batailleur traverse le Béarn puis la Soule avant de se rendre dans son royaume de Navarre.
D’autres chevaliers ont certainement emprunté cet itinéraire. Beaucoup de ces voyageurs étaient considérés comme des pèlerins car ils visitaient les sanctuaires qu’ils trouvaient sur leur
route.

On croit aujourd’hui que ces hôpitaux ont été créés pour les pèlerins de Compostelle et que la Soule était traversée par un « chemin de saint-Jacques ». Les dernières recherches historiques démontrent qu’il n’en est rien. Ces pèlerins ont été en réalité beaucoup moins nombreux qu’on le croit et si certains sont passés en Soule c’est plutôt entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Une enquête de 1623 dit au sujet d’Ordiarp « ce lieu est à l’écart du chemin droit des pèlerins, [et] on n’y voit que de rares pèlerins venus du Languedoc ou de Toulouse ».

L’Hôpital-Saint-Blaise étape sur la route de piémont

La Soule a joué un certain rôle dans les échanges transpyrénéens au XIIe siècle et peut être au début du XIIIe. Mais par la suite, les flux se sont déplacés plus à l’ouest. Le développement de Bayonne et des ports de la côte basque, la construction de solide ponts de pierre sur les gaves Béarnais ont attiré les marchands et les autres voyageurs.
L’Hôpital-Saint-Blaise ou Ordiarp ne sont pas développés. Ils sont restés de modestes villages qui ont conservé leur église romane.

Pour aller plus loin :

L’Hôpital-Saint-Blaise, histoire, art et croyances sur les routes pyrénéennes du XIIe au XIXe siècle par Robert Elissondo, éditions Atlantica 2009.

R.E.

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