IKERZALEAK

Etude, promotion et sauvegarde du patrimoine de la province de Soule en Pays Basque, de la préhistoire à nos jours

Archives de la catégorie “Évènements”

Redécouverte des Archives de Jean de Jaurgain

jaurgain-zouave

Jean de Jaurgain en tenue de zouave à la fin des années 1860

Durant l’été 2016, nous avons eu la chance de pouvoir accéder aux archives de l’historien basque Jean de Jaurgain (1842-1920). Il s’agit d’un fonds important par sa taille : 6,5 mètres de long si aligne toutes les liasses et les registres. Il contient de très nombreux documents anciens, certains exceptionnels : des chartes des XIIIe et XIVe siècles, des parchemins et registres de notaires souletins des XVe et XVI siècles, de très nombreux papiers de famille, des documents concernant les relations catholiques-protestants au XVIIe siècle, la Révolution etc. Pour ceux qui voudront étudier ce fonds, un immense chantier commence. Pour notre part nous avons commencé à nous intéresser à la biographie de Jean de Jaurgain, une personnalité peu connue, mais dont la contribution à la connaissance de l’histoire des Basques est essentiel.

Voir l’article de Joël Larroque et Robert Elissondo

Le fonds Jaurgain a été transféré au pôle de Bayonne des Archives départementales. Nous souhaitons qu’il sera inventorié, classé et mis à la disposition des chercheurs le plus rapidement possible.

Les Juifs en Soule pendant l’occupation

etoile-jauneLa Soule malgré son éloignement a subi les contrecoups de la Seconde guerre mondiale. Le destin des prisonniers de guerre, l’action des passeurs, le développement de la Résistance commencent à être bien connus dans notre petite vallée. En revanche on ne sait pas grand chose sur les effets des persécutions dont ont été victimes les juifs. On pourrait croire qu’il n’y en a pas eu en Soule. En réalité, ils ont été plusieurs centaines, probablement même plusieurs milliers à y être passés pour fuir les arrestations et la déportation.

Voir l’article de Robert Elissondo

1512-2012 commémoration de la fin de l’indépendance et de la division de la Navarre

Affiche spectacle Amaiur

Affiche du spectacle créé par Pier-Pol Berzaits donné à Amaiur en Navarre le 21 juillet et devant le château fort de Mauléon les 10 et 11 août 2012

En 2012, nous commémorons un événement survenu il y a 500 ans : le début de l’invasion de la Navarre par les troupes du roi Ferdinand d’Aragon «Espagne» en juillet 1512, avec prise de la capitale Irunea-Pampelune le 24 juillet et l’exil du roi et de sa famille d’Albret-Foix-Béarn vers le nord (ce que l’on appelle désormais Basse-Navarre en France). Il faut se rappeler que cette invasion entraînera la disparition du seul royaume basque existant depuis 700 ans avec cette annexion (forcée même si les partisans de ce fait parleront plutôt d’union nécessaire), l’annexion définitive de la Navarre à l’Espagne (et à la France quelques 100 ans après, en 1620 sous le roi Louis XIII). L’Espagne, plus que la France, fut confrontée à la résistance de Navarrais mais aussi de leurs voisins basques, comme le montre l’exemple de deux chevaliers navarrais d’origine souletine, Don Carlos de Mauléon et Victor de Mauléon, combattant d’Amaiur et descendant à la 6ème génération de notre dernier vicomte souletin, Auger III de Mauléon en 1261-1307 que la pastorale Xiberoko Jauna de 2007 nous a rappelé avant les spectacles Herria de 2007 et 2008.

Mais pourquoi avoir besoin de rappeler ces évènements d’il y a 500 ans ? D’abord parce qu’un peuple qui oublie sa propre histoire comme sa propre langue est menacé de disparaitre dans ce grand mouvement qu’est l’uniformisation culturelle qu’imposent les Etats puissants aux autres.

Voir le parcours de l’histoire du royaume de Navarre par Joël Larroque à la conférence du 10 juil. 2012 à Mauléon

Voir la chronologie des événements de 1512-1522 par Anton Curutcharry

Un nouveau livre d’Ikerzaleak

Depuis plus de cent ans, l’ensemble des enfants souletins fré­quente l’école. Comment cela se passait-il aupara­vant ? En deux siècles, l’enseignement a subi de nombreuses mutations dues à l’évolution de la société.
Une riche documentation a été recueillie par les membres de l’association Ikerzaleak lors de la préparation de l’exposition « Il était une fois l’école en Soule » réalisée en avril 2010.
Cet ouvrage rassemble une étude sur l’enseignement primaire en 1833 au Pays Basque et des documents oubliés ou peu connus, en basque et en français. Enfin, à la lecture des témoi­gnages d’anciens élèves ou d’instituteurs, certains pourront re­trouver leurs souvenirs d’écoliers et, d’autres, découvrir un monde disparu.

156 p. prix 15 euros. Disponible dans la librairie Herri Ekoizpena de Mauléon, auprès des membres de l’association ou par correspondance.Voir bon de commande

Voici le sommaire

Le mot du Président
de l’association

L’enseignement
primaire dans le Pays Basque d’après l’enquête de 1833 – Pierre
Hourmat

Quelques fables de La
Fontaine traduites en basque et grammaire basque-française –
Jean-Baptiste Archu – 1848

Rapports d’inspection
générale sur l’Académie de Bordeaux – Félix Pécaut – 1880

Extraits de la lettre
aux instituteurs – Jules Ferry – 1883

Armanak askarra edo
Ziberouko Egunaria – 1896

Fables inspirées de
La Fontaine – Fabien Hastoy – 1920-1930

Dessins de Maddy Cornu-Althabégoithy. Ecole d’Alos Sibas en 1937-1938

Ecoles de quartier ou
écoles de hameau : liste et témoignages

Un instituteur :
monsieur Darrière

Une institutrice :
mademoiselle Malégarie

Avons-nous des ancêtres goths ?

C’est la question que peut inspirer la lecture de les Gascons l’ouvrage de R. Mussot Goulard. En historienne érudite elle donne des éclairages nouveaux sur le Haut Moyen-Age dans le sud ouest de la France. Cette période qui s’étend de la fin de l’empire romain à l’an mil est particulièrement mal connue. Seuls quelques textes écrits par des moines du nord de l’actuelle France et quelques autres rédigés en Espagne permettent d’en éclairer un peu l’histoire.

Les barbares vus par un dessinateur du XIXe siècle

La Gascogne décrite par l’auteur n’est pas celle d’aujourd’hui, mais un immense territoire qui s’étendait de la Loire à l’Ebre. Elle était dominé par les Goths, un peuple venu des bords de la Baltique qui après un long et extraordinaire voyage, était entré dans l’empire romain, et avait imposé sa présence par les armes. Les Goths se sont installés au sud-ouest de la Gaule à la fin du Ve siècle et plus tard en Espagne. Ils ont sans doute laissé des traces de leur présence dans la toponymie. Ainsi Gotein pourrait être à l’origine un campement ou maison de Goths. Ils ont constitué une aristocratie guerrière qui a dominé la région et fréquemment désobei aux puissants rois francs. Pour R. Mussot Goulard ce sont eux que les textes de l’époque appelle « Wascones » qu’elle traduit par Gascons. Ce sont ces Gascons là qui défont une armée franque dans le pays de Soule en 637. Ce combat est le premier évènement historique attesté dans notre province.

Le village de Gotein était-il à l’origine un campement goth ? (maison franque reconstituée à Marle dans le nord)

On cherche en vain dans ce livre un rapport entre les « wascones » du Haut Moyen-Age et les Basques d’aujourd’hui. D’ailleurs ce dernier nom n’apparaît pas une seule fois. La célèbre défaite de l’arrière-garde de Charlemagne en 778 sur la crête des Pyrénées est attribuée à des musulmans d’origine gothe, mais pas aux Basques.

Monnaie mérovingienne trouvée à Bordeaux

Si les Goths ont eu une telle importance au point de faire oublier les peuples qui existaient avant, pourquoi ce territoire s’appelle Wasconia (Gascogne) et non pas « Gothie ». Les Wascons étaient un peuple que les Romains avaient rencontré au moment de leur conquête dans la région de Pampelune et Huesca. Pourquoi ne parle-t-on pas aujourd’hui un dialecte germanique apporté par les Goths, mais le basque une langue dont les origines sont bien antérieures à leur venue ?

Cette curieuse entreprise de négation est peut être l’aboutissement d’une thèse intéressante mais poussée trop loin. Les Goths ont laissé une influence durable dans le sud ouest de la France et le Pays basque. Nous avons peut être des ancêtres goths. Mais comme les autres barbares, ils se sont assimilés à la majorité de la population. Une partie était de langue latine : on les appelle Gascons. Un autre partie parlait une langue indigène d’origine ancienne. Leurs descendants sont aujourd’hui les Basques.

Pour aller plus loin : les Gascons de Renée Mussot-Goulard aux éditions Atlantica

Robert Elissondo

Larrau, ses curés, ses églises

Deux siècles de la vie du village à travers l’histoire de ses curés.
Des hommes influents et aux fortes personnalités. En 1793, un vicaire de la paroisse règle à coups de poings une querelle avec ses paroissiens. Au milieu du XIXe siècle, l’abbé Onnainty est un curé
bâtisseur. Il fait agrandir l’église paroissiale, restaurer la chapelle Saint Joseph. Les habitants lui doivent aussi la construction de la route qui relie le village à Tardets.

Voir l’article 

Robert Espelette

La Soule et la Guerre civile d’Espagne (1936-1939)

La presse fait écho ces jours ci des commémorations de la création du camp de Gurs en avril 1939, il y a 70 ans. Elles nous rappellent l’époque tragique de la guerre civile d’Espagne entre 1936 et 1939. Mauléon et la Soule ont été affectés par ces évènements.

Voir l’article de Robert Elissondo 

Internés basques au Camp de Gurs, été 1939. Coll. de la maison du Patrimoine à Oloron.

Robert Elissondo

Navigation des articles